Artiste, auteure de bande dessinée, réalisatrice, Marjane Satrapi avait conquis un public mondial avec « Persépolis ». Sa disparition est celle d’une figure de la culture française et d’une artiste éprise de liberté, dont l’œuvre portait un message universel et lui avait valu une immense notoriété internationale. Née le 22 novembre 1969 en Iran, Marjane Satrapi grandit à Téhéran dans une famille de sympathisants comm...
Artiste, auteure de bande dessinée, réalisatrice, Marjane Satrapi avait conquis un public mondial avec « Persépolis ». Sa disparition est celle d’une figure de la culture française et d’une artiste éprise de liberté, dont l’œuvre portait un message universel et lui avait valu une immense notoriété internationale. Née le 22 novembre 1969 en Iran, Marjane Satrapi grandit à Téhéran dans une famille de sympathisants communistes. Elle fut témoin très tôt de la répression du régime du Shah. A quatorze ans, Marjane Satrapi fut envoyée par ses parents à Vienne où elle étudia au lycée français. Elle revint en 1988 à Téhéran pour obtenir son diplôme à l’école des Beaux-Arts de Téhéran, puis repartit pour suivre la scolarité de l’Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg. Elle s’installa bientôt à Paris, où elle fut intégrée à l’atelier des Vosges dans lequel passait toute une nouvelle génération de talents, de Christophe Blain à Joann Sfar. En 2000, Marjane Satrapi commença la publication de « Persepolis ». En noir et blanc, défilaient les épisodes d’une enfance mêlée à la grande histoire contemporaine de l’Iran : la révolution de 1979, la prise d’otages de l’ambassade américaine, l’emprise des pasdaran, le fondamentalisme, l’exil de la jeune Marjane, le racisme subi en Autriche, les difficultés de l’intégration, l’initiation à l’anarchisme, les malheurs du cœur, la dépression, le retour en Iran après la guerre contre l’Irak. Avec son œil d’enfant, son ironie, sa tendresse, ses démons intérieurs, l’auteure créa un monde bouleversant dans lequel s’identifièrent les lecteurs. C’était aussi le déploiement d’une histoire intime et douloureuse aux proportions du destin du peuple iranien. « Persepolis » fut dès lors un immense succès populaire. Marjane Satrapi, devenue une voix universelle, publia ensuite « Broderies » en 2003, fresque sur le quotidien des femmes iraniennes, puis « Poulet aux prunes », sur la tragédie du grand-oncle de l’auteur, musicien qui décide de se laisser mourir après la casse de son târ, instrument traditionnel. Ce fut ensuite au cinéma que le talent de Marjane Satrapi s’épanouit. En 2007 sortit le film « Persepolis », réalisé avec Vincent Paronnaud, qui reçut le Prix du jury au Festival de Cannes, puis fut salué par deux Césars. Elle adapta encore « Poulet aux prunes » en 2010. Marjane Satrapi se tourna ensuite vers la peinture, réalisant des portraits de femmes, montrés dans plusieurs galeries parisiennes, et imaginant aussi un triptyque pour les jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, reproduit en tapisserie par la Manufacture des Gobelins. Elue à l’Académie des Beaux-Arts, Marjane Satrapi porta aussi la cause du peuple iranien et l’étendard du droit des femmes. Elle fut engagée dans le mouvement « Femme, vie, liberté », pour lequel elle coordonna un roman graphique en soutien aux manifestations en Iran. Le Président de la République et son épouse saluent une immense artiste qui avait transformé une enfance iranienne en fable universelle. Ils adressent à sa famille, à ses proches, à ceux qui l’aimaient, leurs condoléances émues. Artiste, auteure de bande dessinée, réalisatrice, Marjane Satrapi avait conquis un public mondial avec « Persépolis ». Sa disparition est celle d’une figure de la culture française et d’une artiste éprise de liberté, dont l’œuvre portait un message universel et lui avait valu une immense notoriété internationale. Née le 22 novembre 1969 en Iran, Marjane Satrapi grandit à Téhéran dans une famille de sympathisants communistes. Elle fut témoin très tôt de la répression du régime du Shah. A quatorze ans, Marjane Satrapi fut envoyée par ses parents à Vienne où elle étudia au lycée français. Elle revint en 1988 à Téhéran pour obtenir son diplôme à l’école des Beaux-Arts de Téhéran, puis repartit pour suivre la scolarité de l’Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg. Elle s’installa bientôt à Paris, où elle fut intégrée à l’atelier des Vosges dans lequel passait toute une nouvelle génération de talents, de Christophe Blain à Joann Sfar. En 2000, Marjane Satrapi commença la publication de « Persepolis ». En noir et blanc, défilaient les épisodes d’une enfance mêlée à la grande histoire contemporaine de l’Iran : la révolution de 1979, la prise d’otages de l’ambassade américaine, l’emprise des pasdaran, le fondamentalisme, l’exil de la jeune Marjane, le racisme subi en Autriche, les difficultés de l’intégration, l’initiation à l’anarchisme, les malheurs du cœur, la dépression, le retour en Iran après la guerre contre l’Irak. Avec son œil d’enfant, son ironie, sa tendresse, ses démons intérieurs, l’auteure créa un monde bouleversant dans lequel s’identifièrent les lecteurs. C’était aussi le déploiement d’une histoire intime et douloureuse aux proportions du destin du peuple iranien. « Persepolis » fut dès lors un immense succès populaire. Marjane Satrapi, devenue une voix universelle, publia ensuite « Broderies » en 2003, fresque sur le quotidien des femmes iraniennes, puis « Poulet aux prunes », sur la tragédie du grand-oncle de l’auteur, musicien qui décide de se laisser mourir après la casse de son târ, instrument traditionnel. Ce fut ensuite au cinéma que le talent de Marjane Satrapi s’épanouit. En 2007 sortit le film « Persepolis », réalisé avec Vincent Paronnaud, qui reçut le Prix du jury au Festival de Cannes, puis fut salué par deux Césars. Elle adapta encore « Poulet aux prunes » en 2010. Marjane Satrapi se tourna ensuite vers la peinture, réalisant des portraits de femmes, montrés dans plusieurs galeries parisiennes, et imaginant aussi un triptyque pour les jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, reproduit en tapisserie par la Manufacture des Gobelins. Elue à l’Académie des Beaux-Arts, Marjane Satrapi porta aussi la cause du peuple iranien et l’étendard du droit des femmes. Elle fut engagée dans le mouvement « Femme, vie, liberté », pour lequel elle coordonna un roman graphique en soutien aux manifestations en Iran. Le Président de la République et son épouse saluent une immense artiste qui avait transformé une enfance iranienne en fable universelle. Ils adressent à sa famille, à ses proches, à ceux qui l’aimaient, leurs condoléances émues. 8 avril 2026 Conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient. 8 avril 2026 Accueil de Cécile Kohler et Jacques Paris à l'Elysée. 26 avril 2026 Disparition de Claude Bessy. 18 mai 2026 Disparition d'Ofer Bronchtein.