Danseuse, chorégraphe, professeur, directrice de l’Ecole de danse, Claude Bessy avait tracé par son talent et sa force d’âme une carrière unique, au service de la danse dont elle écrivit quelques unes des plus belles pages du XXe siècle. Sa disparition est celle de décennies de passion et de transmission. Née le 21 octobre 1932, Claude Bessy vit le jour dans une famille d’artistes au sein du 9 e arrondissement de Par...
Danseuse, chorégraphe, professeur, directrice de l’Ecole de danse, Claude Bessy avait tracé par son talent et sa force d’âme une carrière unique, au service de la danse dont elle écrivit quelques unes des plus belles pages du XXe siècle. Sa disparition est celle de décennies de passion et de transmission. Née le 21 octobre 1932, Claude Bessy vit le jour dans une famille d’artistes au sein du 9 e arrondissement de Paris non loin de l’Opéra Garnier. Parce qu’elle dessinait des ballerines sur ses cahiers d’écolier, son institutrice la présenta au danseur Gustave Ricaux. Claude Bessy accomplit ensuite une carrière stellaire à l’Opéra de Paris : prise à l’Ecole de danse à dix ans, puis dans le corps de ballet à quatorze, étoile à vingt-quatre. Très vite repérée comme un des talents les plus éclatants de sa génération, elle brilla dans « Le Palais de cristal » et « Sérénade » de George Balanchine et « Mirages » de Serge Lifar puis dans les grands rôles classiques : « Giselle » et « Le Lac des Cygnes ». Elle participa aux créations de Serge Lifar, avec l’ « Atlantide », et marqua les esprits dans « Daphnis et Chloé » de George Skibine en 1961. Vedette de l’après-guerre, surnommée la « Brigitte Bardot du ballet », Claude Bessy était réclamée par le monde entier, de New York à Hollywood, où Gene Kelly l’embaucha pour « L’invitation à la danse », un film de 1956. Elle retrouva le danseur dans « Pas de dieux », en 1960, qui fit entrer le jazz à l’Opéra. Claude Bessy passa dans la légende trois ans plus tard, interprète du « Boléro » de Maurice Béjart, sur la scène du Palais des sports. Après sa carrière de danseuse, Claude Bessy prit la suite de Roland Petit à la tête du ballet de l’Opéra de Paris en 1970, puis devint directrice de l’Ecole de danse trois ans plus tard. Pendant trente ans, jusqu’en 2004, elle en marqua profondément l’histoire. Ce fut elle qui imagina le bâtiment de Christian de Portzamparc inauguré en 1987 à Nanterre, elle aussi qui révolutionna l’accueil et la formation des élèves. Claude Bessy vit passer des générations de danseurs, Patrick Dupond, Sylvie Guillem, Marie-Claude Pietragalla, Nicolas Le Riche, et tant d’autres, qui brillaient dans les Démonstrations et autres spectacles annuels, dont elle imaginait les décors, costumes et chorégraphies, et emmenait dans des tournées internationales. Ce fut encore Claude Bessy qui fit entrer le contemporain ou la vidéo à l’Ecole de l’Opéra de Paris. En trente ans, son travail, sa vision, sa personnalité permirent de placer l’école au sommet des meilleures écoles du monde. Elle fut aussi une chorégraphe remarquée. Fidèle au neuvième arrondissement, reconnue à la hauteur de son talent et de sa force de conviction, légende de la danse en France et dans le monde, Claude Bessy transmit les leçons de sa vie à travers des ouvrages. Elle était, pour bien des danseurs, l’ « âme de la danse », du nom du ballet qu’elle dansait à vingt ans et qui fut l’un des fils rouges de sa vie. Elle ne cessa de vibrer pour ses anciens élèves de l’Opéra, au Palais Garnier et ailleurs. Le Président de la République et son épouse saluent une immense artiste qui fit rayonner la France. Ils adressent à sa famille, ses proches, ses élèves et admirateurs, tous ceux qui l’aimaient, leurs condoléances émues. Danseuse, chorégraphe, professeur, directrice de l’Ecole de danse, Claude Bessy avait tracé par son talent et sa force d’âme une carrière unique, au service de la danse dont elle écrivit quelques unes des plus belles pages du XXe siècle. Sa disparition est celle de décennies de passion et de transmission. Née le 21 octobre 1932, Claude Bessy vit le jour dans une famille d’artistes au sein du 9 e arrondissement de Paris non loin de l’Opéra Garnier. Parce qu’elle dessinait des ballerines sur ses cahiers d’écolier, son institutrice la présenta au danseur Gustave Ricaux. Claude Bessy accomplit ensuite une carrière stellaire à l’Opéra de Paris : prise à l’Ecole de danse à dix ans, puis dans le corps de ballet à quatorze, étoile à vingt-quatre. Très vite repérée comme un des talents les plus éclatants de sa génération, elle brilla dans « Le Palais de cristal » et « Sérénade » de George Balanchine et « Mirages » de Serge Lifar puis dans les grands rôles classiques : « Giselle » et « Le Lac des Cygnes ». Elle participa aux créations de Serge Lifar, avec l’ « Atlantide », et marqua les esprits dans « Daphnis et Chloé » de George Skibine en 1961. Vedette de l’après-guerre, surnommée la « Brigitte Bardot du ballet », Claude Bessy était réclamée par le monde entier, de New York à Hollywood, où Gene Kelly l’embaucha pour « L’invitation à la danse », un film de 1956. Elle retrouva le danseur dans « Pas de dieux », en 1960, qui fit entrer le jazz à l’Opéra. Claude Bessy passa dans la légende trois ans plus tard, interprète du « Boléro » de Maurice Béjart, sur la scène du Palais des sports. Après sa carrière de danseuse, Claude Bessy prit la suite de Roland Petit à la tête du ballet de l’Opéra de Paris en 1970, puis devint directrice de l’Ecole de danse trois ans plus tard. Pendant trente ans, jusqu’en 2004, elle en marqua profondément l’histoire. Ce fut elle qui imagina le bâtiment de Christian de Portzamparc inauguré en 1987 à Nanterre, elle aussi qui révolutionna l’accueil et la formation des élèves. Claude Bessy vit passer des générations de danseurs, Patrick Dupond, Sylvie Guillem, Marie-Claude Pietragalla, Nicolas Le Riche, et tant d’autres, qui brillaient dans les Démonstrations et autres spectacles annuels, dont elle imaginait les décors, costumes et chorégraphies, et emmenait dans des tournées internationales. Ce fut encore Claude Bessy qui fit entrer le contemporain ou la vidéo à l’Ecole de l’Opéra de Paris. En trente ans, son travail, sa vision, sa personnalité permirent de placer l’école au sommet des meilleures écoles du monde. Elle fut aussi une chorégraphe remarquée. Fidèle au neuvième arrondissement, reconnue à la hauteur de son talent et de sa force de conviction, légende de la danse en France et dans le monde, Claude Bessy transmit les leçons de sa vie à travers des ouvrages. Elle était, pour bien des danseurs, l’ « âme de la danse », du nom du ballet qu’elle dansait à vingt ans et qui fut l’un des fils rouges de sa vie. Elle ne cessa de vibrer pour ses anciens élèves de l’Opéra, au Palais Garnier et ailleurs. Le Président de la République et son épouse saluent une immense artiste qui fit rayonner la France. Ils adressent à sa famille, ses proches, ses élèves et admirateurs, tous ceux qui l’aimaient, leurs condoléances émues. 21 mars 2026 Disparition d'Isabelle Mergault. 23 mars 2026 Inauguration de l’exposition « Byblos, cité millénaire du Liban » à l'Institut du Monde Arabe. 16 avril 2026 Lancement de la « Journée hors ligne » à Villers-Cotterêts. 18 avril 2026 Disparition de Nathalie Baye.