1 I. Reconnaître le rôle essentiel de l’Océan dans l’atténuation du changement climatique 2 II. Protéger la biodiversité marine et côtière et la vie aquatique 3 III. Coopération scientifique pour la préservation de l’Océan 4 IV. Tirer le meilleur parti du potentiel de l’Océan de manière durable 1 I. Reconnaître le rôle essentiel de l’Océan dans l’atténuation du changement climatique 2 II. Protéger la biodiversité mar...
1 I. Reconnaître le rôle essentiel de l’Océan dans l’atténuation du changement climatique 2 II. Protéger la biodiversité marine et côtière et la vie aquatique 3 III. Coopération scientifique pour la préservation de l’Océan 4 IV. Tirer le meilleur parti du potentiel de l’Océan de manière durable 1 I. Reconnaître le rôle essentiel de l’Océan dans l’atténuation du changement climatique 2 II. Protéger la biodiversité marine et côtière et la vie aquatique 3 III. Coopération scientifique pour la préservation de l’Océan 4 IV. Tirer le meilleur parti du potentiel de l’Océan de manière durable Réunis à Séoul le 3 avril 2026, le président de la République française, Emmanuel Macron, et le président de la République de Corée, Lee Jae-myung, se sont engagés à s’appuyer sur le succès de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan de Nice pour œuvrer à la préservation et à l’utilisation durable de l’Océan ainsi que de la biodiversité et des écosystèmes marins et côtiers, dans les enceintes bilatérales et multilatérales, tout en reconnaissant le rôle essentiel de l’Océan dans l’action internationale face au changement climatique. La République française et la République de Corée ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts pour valoriser les affaires maritimes et la préservation de l’Océan au sein des priorités internationales, car ceux-ci sont des conditions indispensables à la préservation de la vie sur Terre. *** Réunis à Séoul le 3 avril 2026, le président de la République française, Emmanuel Macron, et le président de la République de Corée, Lee Jae-myung, se sont engagés à s’appuyer sur le succès de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan de Nice pour œuvrer à la préservation et à l’utilisation durable de l’Océan ainsi que de la biodiversité et des écosystèmes marins et côtiers, dans les enceintes bilatérales et multilatérales, tout en reconnaissant le rôle essentiel de l’Océan dans l’action internationale face au changement climatique. La République française et la République de Corée ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts pour valoriser les affaires maritimes et la préservation de l’Océan au sein des priorités internationales, car ceux-ci sont des conditions indispensables à la préservation de la vie sur Terre. *** Situées chacune d’un côté du continent eurasiatique, la République française et la République de Corée ont toutes les deux des liens culturels, économiques et politiques inaltérables avec l’Océan. Conscientes du rôle moteur de l’Océan dans la prospérité de l’humanité et de leurs deux populations, elles sont unies dans leur volonté de conserver, d’utiliser et de préserver l’Océan tout en veillant à l’utilisation durable de ses ressources. La France et le Costa Rica avaient uni leurs forces pour organiser la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3), qui s’est tenue à Nice en juin 2025. À une époque marquée par la pression considérable pesant sur l’Océan, ce sommet sans précédent avait réuni plus de 60 chefs d’État et de gouvernement et plus de 130 000 participants pour promouvoir une action ambitieuse pour l’Océan, aboutissant à l’adoption des « Engagements de Nice pour l’Océan », plan d’actions fortes et concrètes pour la préservation de l’Océan. L’UNOC3 et ces engagements pour l’Océan ont mis en lumière plusieurs enjeux marins, du sous-financement structurel de la protection de l’Océan à la gestion durable de ses ressources. Lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2025, il a été décidé que la République de Corée et la République du Chili se verraient confier l’organisation de la quatrième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC4) en 2028. L’UNOC4 étant la dernière Conférence des Nations Unies sur l’Océan avant l’échéance des Objectifs de développement durable (ODD) en 2030, elle sera un moment crucial pour assurer la continuité de l’action politique et évaluer notre capacité collective à préserver l’intégrité et la santé de l’Océan. La République française et la République de Corée mettront tout en œuvre afin de garantir un haut niveau d’ambition en amont et au-delà de 2028 et soulignent l’importance d’un multilatéralisme efficace et axé sur les résultats. Afin d’atteindre l’ODD n° 14 sur la vie aquatique et de mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la République française et la République de Corée s’engagent à soutenir la dynamique internationale en faveur de la protection de l’Océan, dans toutes les enceintes internationales et régionales. Elles ont pour objectif de préserver l’Océan tout en permettant le développement d’une économie bleue juste, durable et fondée sur le respect de l’Océan et le renforcement de la résilience des populations côtières. Situées chacune d’un côté du continent eurasiatique, la République française et la République de Corée ont toutes les deux des liens culturels, économiques et politiques inaltérables avec l’Océan. Conscientes du rôle moteur de l’Océan dans la prospérité de l’humanité et de leurs deux populations, elles sont unies dans leur volonté de conserver, d’utiliser et de préserver l’Océan tout en veillant à l’utilisation durable de ses ressources. La France et le Costa Rica avaient uni leurs forces pour organiser la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3), qui s’est tenue à Nice en juin 2025. À une époque marquée par la pression considérable pesant sur l’Océan, ce sommet sans précédent avait réuni plus de 60 chefs d’État et de gouvernement et plus de 130 000 participants pour promouvoir une action ambitieuse pour l’Océan, aboutissant à l’adoption des « Engagements de Nice pour l’Océan », plan d’actions fortes et concrètes pour la préservation de l’Océan. L’UNOC3 et ces engagements pour l’Océan ont mis en lumière plusieurs enjeux marins, du sous-financement structurel de la protection de l’Océan à la gestion durable de ses ressources. Lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2025, il a été décidé que la République de Corée et la République du Chili se verraient confier l’organisation de la quatrième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC4) en 2028. L’UNOC4 étant la dernière Conférence des Nations Unies sur l’Océan avant l’échéance des Objectifs de développement durable (ODD) en 2030, elle sera un moment crucial pour assurer la continuité de l’action politique et évaluer notre capacité collective à préserver l’intégrité et la santé de l’Océan. La République française et la République de Corée mettront tout en œuvre afin de garantir un haut niveau d’ambition en amont et au-delà de 2028 et soulignent l’importance d’un multilatéralisme efficace et axé sur les résultats. Afin d’atteindre l’ODD n° 14 sur la vie aquatique et de mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la République française et la République de Corée s’engagent à soutenir la dynamique internationale en faveur de la protection de l’Océan, dans toutes les enceintes internationales et régionales. Elles ont pour objectif de préserver l’Océan tout en permettant le développement d’une économie bleue juste, durable et fondée sur le respect de l’Océan et le renforcement de la résilience des populations côtières. I. Reconnaître le rôle essentiel de l’Océan dans l’atténuation du changement climatique et le renforcement de la résilience des populations côtières La République française et la République de Corée demeurent pleinement engagées en faveur de l’Accord de Paris et pour contenir le réchauffement de la planète sous la barre des 1,5° C, et œuvrent à la mise en place de plans nationaux visant à réduire la part de combustibles fossiles dans les bouquets énergétiques nationaux. Considérant le rôle essentiel de l’Océan en tant que régulateur du changement climatique et puits de carbone, la République française et la République de Corée sont déterminées à combattre le réchauffement et l’acidification de l’Océan, s’engagent à intégrer des solutions fondées sur l’Océan dans la préparation et la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national et des plans d’action nationaux pour le climat, et encouragent les autres pays à redoubler d’efforts à cet égard. La République française et la République de Corée réaffirment leur soutien à la Stratégie de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre des navires et œuvreront à la définition d’un cadre viable pour la décarbonation des transports maritimes d’ici à 2050. La République française et la République de Corée expriment leurs vives préoccupations concernant la hausse du niveau de la mer, qui a des répercussions sur les zones côtières dans les deux pays et compromet la survie même de nombreuses populations côtières. Elles saluent le lancement de la « Ocean Rise and Coastal Resilience Coalition » lors de l’UNOC3, et s’engagent à coopérer au moyen de mesures concrètes pour l’amélioration de la résilience des populations côtières face aux conséquences du changement climatique. La République française et la République de Corée demeurent pleinement engagées en faveur de l’Accord de Paris et pour contenir le réchauffement de la planète sous la barre des 1,5° C, et œuvrent à la mise en place de plans nationaux visant à réduire la part de combustibles fossiles dans les bouquets énergétiques nationaux. Considérant le rôle essentiel de l’Océan en tant que régulateur du changement climatique et puits de carbone, la République française et la République de Corée sont déterminées à combattre le réchauffement et l’acidification de l’Océan, s’engagent à intégrer des solutions fondées sur l’Océan dans la préparation et la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national et des plans d’action nationaux pour le climat, et encouragent les autres pays à redoubler d’efforts à cet égard. La République française et la République de Corée réaffirment leur soutien à la Stratégie de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre des navires et œuvreront à la définition d’un cadre viable pour la décarbonation des transports maritimes d’ici à 2050. La République française et la République de Corée expriment leurs vives préoccupations concernant la hausse du niveau de la mer, qui a des répercussions sur les zones côtières dans les deux pays et compromet la survie même de nombreuses populations côtières. Elles saluent le lancement de la « Ocean Rise and Coastal Resilience Coalition » lors de l’UNOC3, et s’engagent à coopérer au moyen de mesures concrètes pour l’amélioration de la résilience des populations côtières face aux conséquences du changement climatique. II. Protéger la biodiversité marine et côtière et la vie aquatique La République française et la République de Corée ont figuré parmi les premiers pays à ratifier l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (dit « Accord BBNJ »). La République française et la République de Corée se réjouissent de l’entrée en vigueur de l’Accord BBNJ le 17 janvier 2026 et agiront de façon constructive en perspective de la première réunion de la Conférence des parties. La République française et la République de Corée demeurent déterminées à faire croître le nombre de parties à l’Accord BBNJ, en vue de l’étendre à tous les États membres de l’Organisation des Nations Unies. La République française et la République de Corée réaffirment leur fort attachement à la mise en œuvre intégrale et effective du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté lors de la 15e réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (dite « COP15 »). Elles contribueront aux efforts collectifs visant à s’assurer que, d’ici à 2030, au moins 30 % des zones d’écosystèmes terrestres, d’eaux intérieures, et d’écosystèmes marins et côtiers dégradés fassent l’objet de mesures de remise en état efficaces, afin d’améliorer la biodiversité, les fonctions et services écosystémiques, ainsi que l’intégrité et la connectivité écologiques. La République française et la République de Corée réaffirment le rôle déterminant des aires marines protégées et des autres mesures de conservation efficace par zone dans la réalisation de cet objectif. Les deux pays réaffirment leur soutien actif à la Coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples dans la traduction de l’objectif 30 x 30 en action concrète. Conscients qu’il ne reste que quatre ans pour mettre en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, les deux pays ont publié leurs stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité mis à jour et alignés sur le Cadre, ainsi que leurs septièmes rapports nationaux. Les fonds marins abritent des écosystèmes riches, complexes et vulnérables essentiels à l’ensemble de la biodiversité marine. La République française et la République de Corée demeurent profondément attachées à la protection du milieu marin dans la Zone, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Convaincues de la nécessité d’adopter des réglementations solides dans le cadre de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), la République française et la République de Corée se tiennent prêtes à s’impliquer de façon constructive dans les enceintes internationales pertinentes. Afin d’honorer l’ambition internationale concernant la protection de l’Océan, de la surface aux profondeurs, la République française et la République de Corée œuvreront conjointement avec les autres parties à l’Accord BBNJ afin de renforcer la gouvernance de l’Océan dans toutes les enceintes pertinentes. Reconnaissant que l’ODD n° 14 demeure le plus sous-financé des ODD, la République française et la République de Corée s’engagent à poursuivre les efforts internationaux initiés à Nice, tels que le « Blue Economy and Finance Forum » et l’initiative « One Ocean Finance », notamment grâce à la mobilisation de fonds nationaux et internationaux, publics et privés. La République française et la République de Corée continueront d’échanger les informations et les bonnes pratiques pertinentes sur le financement de la préservation de l’Océan et des aires marines protégées, en particulier via les agences nationales de développement concernées. Les deux pays s’engagent à éliminer, supprimer progressivement ou modifier les incitations, y compris les subventions, préjudiciables à la biodiversité, en commençant par les incitations les plus néfastes, et à renforcer les incitations positives en faveur de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité, tel que le prévoit le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. En gardant à l’esprit que la pêche est une composante essentielle des moyens de subsistance économique des populations côtières, la République française et la République de Corée reconnaissent qu’il est nécessaire d’adopter une gestion de la pêche à la fois durable et fondée sur la science. La République française et la République de Corée s’engagent à prévenir la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et continueront de plaider pour des pratiques de pêche durables dans les enceintes internationales et régionales, notamment au sein des organisations régionales de gestion de la pêche, pour garantir la durabilité et la préservation des stocks halieutiques ainsi qu’une plus grande transparence dans ce secteur. La République française et la République de Corée appellent à poursuivre les discussions internationales concernant l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Accord sur les subventions à la pêche de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les deux pays sont déterminés à prévenir et réduire tout type de pollution, y compris chimique et plastique, ainsi que les risques associés pour la biodiversité. Les deux pays seront particulièrement vigilants à réduire les effets de la pollution sur la biodiversité marine et côtière. En tant que pays d’accueil de deux sessions de négociation du comité intergouvernemental de négociation chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique, notamment dans le milieu marin, la République française et la République de Corée réaffirment leur détermination à conclure un instrument international juridiquement contraignant, qui soit à la fois solide, ambitieux et efficace, pour mettre un terme à la pollution plastique, celle-ci touchant massivement les écosystèmes marins et les populations côtières. La République française et la République de Corée continueront d’entretenir un dialogue constructif pour parvenir à une solution efficace et opérationnelle qui porte sur l’ensemble du cycle de vie des plastiques, notamment leur conception, leur production, leur consommation et la gestion des déchets. La République française et la République de Corée ont figuré parmi les premiers pays à ratifier l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (dit « Accord BBNJ »). La République française et la République de Corée se réjouissent de l’entrée en vigueur de l’Accord BBNJ le 17 janvier 2026 et agiront de façon constructive en perspective de la première réunion de la Conférence des parties. La République française et la République de Corée demeurent déterminées à faire croître le nombre de parties à l’Accord BBNJ, en vue de l’étendre à tous les États membres de l’Organisation des Nations Unies. La République française et la République de Corée réaffirment leur fort attachement à la mise en œuvre intégrale et effective du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté lors de la 15e réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (dite « COP15 »). Elles contribueront aux efforts collectifs visant à s’assurer que, d’ici à 2030, au moins 30 % des zones d’écosystèmes terrestres, d’eaux intérieures, et d’écosystèmes marins et côtiers dégradés fassent l’objet de mesures de remise en état efficaces, afin d’améliorer la biodiversité, les fonctions et services écosystémiques, ainsi que l’intégrité et la connectivité écologiques. La République française et la République de Corée réaffirment le rôle déterminant des aires marines protégées et des autres mesures de conservation efficace par zone dans la réalisation de cet objectif. Les deux pays réaffirment leur soutien actif à la Coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples dans la traduction de l’objectif 30 x 30 en action concrète. Conscients qu’il ne reste que quatre ans pour mettre en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, les deux pays ont publié leurs stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité mis à jour et alignés sur le Cadre, ainsi que leurs septièmes rapports nationaux. Les fonds marins abritent des écosystèmes riches, complexes et vulnérables essentiels à l’ensemble de la biodiversité marine. La République française et la République de Corée demeurent profondément attachées à la protection du milieu marin dans la Zone, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Convaincues de la nécessité d’adopter des réglementations solides dans le cadre de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), la République française et la République de Corée se tiennent prêtes à s’impliquer de façon constructive dans les enceintes internationales pertinentes. Afin d’honorer l’ambition internationale concernant la protection de l’Océan, de la surface aux profondeurs, la République française et la République de Corée œuvreront conjointement avec les autres parties à l’Accord BBNJ afin de renforcer la gouvernance de l’Océan dans toutes les enceintes pertinentes. Reconnaissant que l’ODD n° 14 demeure le plus sous-financé des ODD, la République française et la République de Corée s’engagent à poursuivre les efforts internationaux initiés à Nice, tels que le « Blue Economy and Finance Forum » et l’initiative « One Ocean Finance », notamment grâce à la mobilisation de fonds nationaux et internationaux, publics et privés. La République française et la République de Corée continueront d’échanger les informations et les bonnes pratiques pertinentes sur le financement de la préservation de l’Océan et des aires marines protégées, en particulier via les agences nationales de développement concernées. Les deux pays s’engagent à éliminer, supprimer progressivement ou modifier les incitations, y compris les subventions, préjudiciables à la biodiversité, en commençant par les incitations les plus néfastes, et à renforcer les incitations positives en faveur de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité, tel que le prévoit le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. En gardant à l’esprit que la pêche est une composante essentielle des moyens de subsistance économique des populations côtières, la République française et la République de Corée reconnaissent qu’il est nécessaire d’adopter une gestion de la pêche à la fois durable et fondée sur la science. La République française et la République de Corée s’engagent à prévenir la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et continueront de plaider pour des pratiques de pêche durables dans les enceintes internationales et régionales, notamment au sein des organisations régionales de gestion de la pêche, pour garantir la durabilité et la préservation des stocks halieutiques ainsi qu’une plus grande transparence dans ce secteur. La République française et la République de Corée appellent à poursuivre les discussions internationales concernant l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Accord sur les subventions à la pêche de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les deux pays sont déterminés à prévenir et réduire tout type de pollution, y compris chimique et plastique, ainsi que les risques associés pour la biodiversité. Les deux pays seront particulièrement vigilants à réduire les effets de la pollution sur la biodiversité marine et côtière. En tant que pays d’accueil de deux sessions de négociation du comité intergouvernemental de négociation chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique, notamment dans le milieu marin, la République française et la République de Corée réaffirment leur détermination à conclure un instrument international juridiquement contraignant, qui soit à la fois solide, ambitieux et efficace, pour mettre un terme à la pollution plastique, celle-ci touchant massivement les écosystèmes marins et les populations côtières. La République française et la République de Corée continueront d’entretenir un dialogue constructif pour parvenir à une solution efficace et opérationnelle qui porte sur l’ensemble du cycle de vie des plastiques, notamment leur conception, leur production, leur consommation et la gestion des déchets. III. Coopération scientifique pour la préservation de l’Océan La République française et la République de Corée promeuvent toutes deux historiquement la recherche universitaire sur les affaires maritimes et la protection des écosystèmes marins. La République française et la République de Corée s’engagent à poursuivre cette tradition, en recourant à des technologies de pointe pour améliorer leur compréhension commune de l’Océan et la gestion durable des ressources marines. Parmi les domaines d’intérêt spécifiques figurent notamment la cartographie de l’acidification et du réchauffement de l’Océan, l’évaluation des niveaux de pollution plastique, le suivi des aires marines protégées et la décarbonation des voies maritimes. La République française et la République de Corée réaffirment leur soutien sans faille à la recherche universitaire, qui constitue le fondement de toute action politique dans le domaine des affaires maritimes. Dans le contexte de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030), et en s’appuyant sur les résultats du « One Ocean Science Congress » qui s’est tenu à Nice en juin 2025, la République française et la République de Corée restent déterminées à promouvoir un environnement propice à la recherche et à l’innovation scientifiques en matière d’affaires maritimes. Sachant que les scientifiques et les universitaires sont contraints de travailler dans un environnement de plus en plus hostile, la République française et la République de Corée expriment leur plein soutien à leur travail fondamental, qui est indispensable pour garantir des solutions rapides, efficaces, équitables et fondées sur la science face aux défis auxquels l’Océan est confronté. La République française et la République de Corée s’efforceront de combattre la désinformation, en particulier les discours qui minimisent l’impact des activités humaines sur les écosystèmes marins. Relevant que l’Océan demeure un environnement largement méconnu, la République française et la République de Corée marquent leur plein soutien aux efforts visant à améliorer la cartographie de l’Océan et des fonds marins, notamment ceux déployés par la mission Neptune. La République française et la République de Corée sont fières d’avoir en partage une longue histoire de coopération dans le domaine des sciences de la mer, avec la mobilisation du savoir-faire d’un large éventail d’acteurs. La République française et la République de Corée s’engagent à renforcer davantage leur coopération dans l’ensemble des domaines liés aux sciences de la mer, comme en témoigne l’ouverture prochaine du bureau européen de l’Institut coréen des sciences et technologies océaniques, accueilli par Sorbonne Université à Paris. La République française et la République de Corée sont déterminées à renforcer l’interface science-politique et exploreront les moyens les plus efficaces de promouvoir une même vision de la connaissance de l’Océan à l’échelle mondiale, notamment dans le cadre de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. La République française et la République de Corée saluent le travail mené par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour mieux comprendre les conséquences du changement climatique sur l’Océan, particulièrement son Rapport spécial sur l’Océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique, et sont déterminées à appuyer le travail du GIEC, en reconnaissance du rôle qu’il joue dans la collecte des meilleures données scientifiques disponibles en faveur d’une action climatique et d’une élaboration des politiques efficaces. La République française et la République de Corée disposent de moyens spatiaux conséquents qui peuvent constituer des outils puissants pour assurer le suivi de l’Océan et renforcer leur compréhension mutuelle de l’Océan. La République française et la République de Corée saluent les progrès réalisés pour démocratiser l’accès aux données recueillies par les moyens spatiaux de l’Observatoire spatial pour le climat et de l’Alliance Space4Ocean et s’efforceront de garantir que des données solides et facilement accessibles soient recueillies et servent de moteur pour le développement durable. La République française et la République de Corée reconnaissent le besoin de renforcer l’interface science-politique pour respecter leurs engagements communs, ainsi que le caractère primordial de la coopération scientifique internationale à cet effet. Aussi, elles se félicitent de la création de la Plateforme internationale pour la durabilité de l’Océan (IPOS), destinée à renforcer les capacités en se fondant sur les meilleures données scientifiques disponibles, et à mieux éclairer la prise de décisions en matière d’Océans. La République française et la République de Corée promeuvent toutes deux historiquement la recherche universitaire sur les affaires maritimes et la protection des écosystèmes marins. La République française et la République de Corée s’engagent à poursuivre cette tradition, en recourant à des technologies de pointe pour améliorer leur compréhension commune de l’Océan et la gestion durable des ressources marines. Parmi les domaines d’intérêt spécifiques figurent notamment la cartographie de l’acidification et du réchauffement de l’Océan, l’évaluation des niveaux de pollution plastique, le suivi des aires marines protégées et la décarbonation des voies maritimes. La République française et la République de Corée réaffirment leur soutien sans faille à la recherche universitaire, qui constitue le fondement de toute action politique dans le domaine des affaires maritimes. Dans le contexte de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030), et en s’appuyant sur les résultats du « One Ocean Science Congress » qui s’est tenu à Nice en juin 2025, la République française et la République de Corée restent déterminées à promouvoir un environnement propice à la recherche et à l’innovation scientifiques en matière d’affaires maritimes. Sachant que les scientifiques et les universitaires sont contraints de travailler dans un environnement de plus en plus hostile, la République française et la République de Corée expriment leur plein soutien à leur travail fondamental, qui est indispensable pour garantir des solutions rapides, efficaces, équitables et fondées sur la science face aux défis auxquels l’Océan est confronté. La République française et la République de Corée s’efforceront de combattre la désinformation, en particulier les discours qui minimisent l’impact des activités humaines sur les écosystèmes marins. Relevant que l’Océan demeure un environnement largement méconnu, la République française et la République de Corée marquent leur plein soutien aux efforts visant à améliorer la cartographie de l’Océan et des fonds marins, notamment ceux déployés par la mission Neptune. La République française et la République de Corée sont fières d’avoir en partage une longue histoire de coopération dans le domaine des sciences de la mer, avec la mobilisation du savoir-faire d’un large éventail d’acteurs. La République française et la République de Corée s’engagent à renforcer davantage leur coopération dans l’ensemble des domaines liés aux sciences de la mer, comme en témoigne l’ouverture prochaine du bureau européen de l’Institut coréen des sciences et technologies océaniques, accueilli par Sorbonne Université à Paris. La République française et la République de Corée sont déterminées à renforcer l’interface science-politique et exploreront les moyens les plus efficaces de promouvoir une même vision de la connaissance de l’Océan à l’échelle mondiale, notamment dans le cadre de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. La République française et la République de Corée saluent le travail mené par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour mieux comprendre les conséquences du changement climatique sur l’Océan, particulièrement son Rapport spécial sur l’Océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique, et sont déterminées à appuyer le travail du GIEC, en reconnaissance du rôle qu’il joue dans la collecte des meilleures données scientifiques disponibles en faveur d’une action climatique et d’une élaboration des politiques efficaces. La République française et la République de Corée disposent de moyens spatiaux conséquents qui peuvent constituer des outils puissants pour assurer le suivi de l’Océan et renforcer leur compréhension mutuelle de l’Océan. La République française et la République de Corée saluent les progrès réalisés pour démocratiser l’accès aux données recueillies par les moyens spatiaux de l’Observatoire spatial pour le climat et de l’Alliance Space4Ocean et s’efforceront de garantir que des données solides et facilement accessibles soient recueillies et servent de moteur pour le développement durable. La République française et la République de Corée reconnaissent le besoin de renforcer l’interface science-politique pour respecter leurs engagements communs, ainsi que le caractère primordial de la coopération scientifique internationale à cet effet. Aussi, elles se félicitent de la création de la Plateforme internationale pour la durabilité de l’Océan (IPOS), destinée à renforcer les capacités en se fondant sur les meilleures données scientifiques disponibles, et à mieux éclairer la prise de décisions en matière d’Océans. IV. Tirer le meilleur parti du potentiel de l’Océan de manière durable L’Océan offre un potentiel considérable pour le développement de l’énergie renouvelable et peut devenir une source importante d’énergie décarbonée, en appui à la transition mondiale vers des sources d’énergie décarbonées. La République française et la République de Corée sont déterminées à travailler de concert pour envisager de nouvelles manières de tirer le meilleur parti du potentiel énergétique de l’Océan et du vent. Sachant que les transports maritimes internationaux représentent environ 3 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et que ce secteur a un rôle à jouer pour que l’objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 °C d’ici à 2100 demeure réalisable, la République française et la République de Corée sont disposées à échanger sur les possibilités de coopération en matière de création de corridors de navigation verts. La République française et la République de Corée reconnaissent qu’il est nécessaire de réduire les répercussions des activités portuaires, qui peuvent également exposer les populations côtières à des risques. La République française et la République de Corée exploreront la possibilité de coopérer en matière de décarbonation des activités portuaires, notamment grâce à l’électrification des quais, au recours à un hydrogène décarboné et au déploiement accru des énergies renouvelables. La République française et la République de Corée s’engagent à explorer de nouvelles voies pour un tourisme bleu plus durable, au bénéfice des régions maritimes et côtières, de leur durabilité et de la prospérité sur le long terme des populations qui en dépendent. L’Océan offre un potentiel considérable pour le développement de l’énergie renouvelable et peut devenir une source importante d’énergie décarbonée, en appui à la transition mondiale vers des sources d’énergie décarbonées. La République française et la République de Corée sont déterminées à travailler de concert pour envisager de nouvelles manières de tirer le meilleur parti du potentiel énergétique de l’Océan et du vent. Sachant que les transports maritimes internationaux représentent environ 3 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et que ce secteur a un rôle à jouer pour que l’objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 °C d’ici à 2100 demeure réalisable, la République française et la République de Corée sont disposées à échanger sur les possibilités de coopération en matière de création de corridors de navigation verts. La République française et la République de Corée reconnaissent qu’il est nécessaire de réduire les répercussions des activités portuaires, qui peuvent également exposer les populations côtières à des risques. La République française et la République de Corée exploreront la possibilité de coopérer en matière de décarbonation des activités portuaires, notamment grâce à l’électrification des quais, au recours à un hydrogène décarboné et au déploiement accru des énergies renouvelables. La République française et la République de Corée s’engagent à explorer de nouvelles voies pour un tourisme bleu plus durable, au bénéfice des régions maritimes et côtières, de leur durabilité et de la prospérité sur le long terme des populations qui en dépendent. 13 février 2026 Conférence de Munich sur la sécurité en Allemagne. 18 février 2026 Déplacement en Inde : première étape à Bombay. 2 avril 2026 Déplacement en République de Corée : première journée. 3 avril 2026 Déclaration conjointe du Président de la République française et du Président de la République de Corée.