Le chef de l’État a inauguré l’exposition « Byblos, cité millénaire du Liban », réunissant plus de 400 œuvres majeures issues du patrimoine libanais, à l’Institut du Monde Arabe, ce lundi 23 mars 2026. Dans un contexte marqué par de fortes tensions au Proche et Moyen-Orient, cette exposition met en valeur, à travers des pièces exceptionnelles, la richesse historique, culturelle et archéologique du Liban et souligne l...
Le chef de l’État a inauguré l’exposition « Byblos, cité millénaire du Liban », réunissant plus de 400 œuvres majeures issues du patrimoine libanais, à l’Institut du Monde Arabe, ce lundi 23 mars 2026. Dans un contexte marqué par de fortes tensions au Proche et Moyen-Orient, cette exposition met en valeur, à travers des pièces exceptionnelles, la richesse historique, culturelle et archéologique du Liban et souligne la profondeur des liens qui l’unissent à la France. Le Président de la République a salué le rôle et les perspectives de l’Institut du Monde Arabe comme lieu de dialogue, de connaissance et de rapprochement entre les cultures . Il a réaffirmé également au ministre libanais de la culture présent, Ghassan Salamé, l’attachement de la France à la préservation du patrimoine culturel et son soutien au Liban face au conflit qui le menace . Revoir les prises de paroles : Le chef de l’État a inauguré l’exposition « Byblos, cité millénaire du Liban », réunissant plus de 400 œuvres majeures issues du patrimoine libanais, à l’Institut du Monde Arabe, ce lundi 23 mars 2026. Dans un contexte marqué par de fortes tensions au Proche et Moyen-Orient, cette exposition met en valeur, à travers des pièces exceptionnelles, la richesse historique, culturelle et archéologique du Liban et souligne la profondeur des liens qui l’unissent à la France. Le Président de la République a salué le rôle et les perspectives de l’Institut du Monde Arabe comme lieu de dialogue, de connaissance et de rapprochement entre les cultures . Il a réaffirmé également au ministre libanais de la culture présent, Ghassan Salamé, l’attachement de la France à la préservation du patrimoine culturel et son soutien au Liban face au conflit qui le menace . 23 mars 2026 - Seul le prononcé fait foi Emmanuel MACRON Mesdames, Messieurs les ministres, Monsieur le directeur général de l'UNESCO, Mesdames, Messieurs les ambassadrices et ambassadeurs, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Monsieur le préfet de région, Madame la Présidente de l'Institut du monde arabe, Mesdames et Messieurs les mécènes et responsables du monde de la culture, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités, chers amis. Merci pour vos mots, Monsieur le ministre. Permettez-moi, avant d'entrer dans le vif du sujet, deux mots en cette journée. Le premier, je m'exprime devant vous, et ce matin a été annoncé la disparition d'un ancien Premier ministre de notre pays, Monsieur Lionel Jospin, et je veux avant toute chose dire ici l'émotion, le respect de la nation toute entière et dire qu'un hommage national lui sera rendu jeudi. Et je suis très heureux, malgré ces mots que je viens d'avoir et la tristesse qui entoure ce moment, je suis très heureux de vous retrouver ici, à l'Institut du monde arabe, pour ce moment singulier. Très heureux de vous retrouver parce que j'aime ce lieu, y retrouver beaucoup de visages amis et parce que c'est la première fois que j'y retourne depuis que vous êtes Présidente. Et donc je suis heureux de vous retrouver ici, après avoir eu la chance de vous avoir à mes côtés, Madame la Présidente, et je suis sûr que vous ferez bien dans cette place. Et je veux ici saluer votre travail, celui de toutes vos équipes, et avec vous, du Conseil d'administration, des ambassadrices, des ambassadeurs qui vous accompagnent, de l'ensemble des équipes de l'Institut du Monde Arabe, et je veux ici vous dire vraiment ma confiance et notre soutien, et je sais que les ministres aussi accompagnent ce mouvement. Et puis, je veux avoir un mot pour votre prédécesseur, Jack Lang, qui a beaucoup fait pour cette exposition et qui, pendant toutes ces années, a beaucoup fait pour l'Institut du Monde Arabe. Et je pense qu'il est juste qu’un hommage lui soit rendu pour son engagement à la tête de cet institut. Alors, être parmi vous aujourd'hui, c'est d'abord une marque d'estime, de respect, d'amitié, pour féliciter celles et ceux qui ont rendu possible cette exposition. Évidemment, l'Institut du monde arabe, le musée du Louvre, les services du Quai d'Orsay, l'ensemble des partenaires, cher Ghassane, le ministère de la Culture, la DGA, l'ensemble des équipes, évidemment, de votre ministère, du site de Byblos, et l'ensemble des équipes qui ont contribué. Et puis, évidemment, les fondations, les mécènes, institutions et particuliers qui ont accompagné ce chemin et permis cette exposition absolument magnifique au sein de laquelle nous venons de cheminer. C'est aussi dire combien la France, à travers l'IMA, à travers les services du Quai d'Orsay comme du ministère de la Culture, veut continuer d'être impliquée aux côtés du Liban. En effet, nous avons pris des décisions et des investissements ont encore été confirmés dans ce contexte, tout particulièrement pour poursuivre ce travail, pour sauver le patrimoine, pour continuer d'accompagner nos chercheurs, vos chercheurs, les coopérations scientifiques et muséographiques exceptionnelles qui unissent nos deux pays et permettent à ces civilisations, à nos histoires de continuer non seulement d'être découvertes, comprises, de prospérer, je veux dire que nous faisons ce travail en complicité, évidemment, avec votre ministère, avec tout ce qui est fait par, également, l'UNESCO, que j'ai cité tout à l'heure, l'œuvre d'Orient et, au fond, cette géographie si singulière qui nous lie dans la région et qui permet, depuis tant d'années, à la France d'y exercer ce rôle, oui, si singulier qui est le nôtre, quand on parle de la culture et quand on parle de votre pays. Monsieur le ministre, cher Ghassane, vous venez de le dire à l'instant en parlant, en quelque sorte, de la leçon de Byblos. Et pour toutes celles et ceux qui vont, dans quelques minutes, avoir la chance de découvrir cette exposition, elle dit beaucoup, presque de manière métaphorique, de ce qu'est le destin du Liban dans cette région, devoir résister face aux empires. Face à la brutalité des empires, résister par l'innovation, par la culture, par la capacité à inventer, à transmettre, par un syncrétisme remarquable. Vous me montriez tout à l'heure, en cheminant entre les pièces, comment, d'une face à l'autre d'une même sculpture, on peut trouver du phénicien et de l'égyptien. C'est le destin tout entier du Liban qui est rappelé, au fond, dans ce chemin, et celui de résister à la destruction des empires en sachant se montrer indispensable, car, au fond, plus intelligent, en y apportant un visage, celui qui n'est pas la brutalité des empires, mais la force des civilisations. C’est ça, ce qui nous lie. Mais la deuxième leçon de Byblos, c'est celle que vous avez démontrée par cette exposition, celle qui consiste à résister, celle qui consiste, alors que l'exposition était prévue en 2024 et que la guerre, déjà, faisait que le Sud était occupé et que le Liban était, une fois encore, sous occupation et sous les bombes, a été repoussé. Celle qui a fait que, malgré tout cela, vous avez tenu et que l'exposition se tient. Le fait de tenir cette exposition, ce que les équipes ont réussi à faire au Liban, en France, avec les partenaires français que j'évoquais tout à l'heure, plusieurs de vos partenaires européens aussi, dit quelque chose du destin du Liban, du Liban contemporain et de ce qui nous lie. C'est que rien ne peut résister à la culture. Alors oui, il y a des pièces qui manquent et elles sont dites par la lucidité que vous évoquez à l'instant où le manque est figuré. Mais elle dit que rien ne peut arrêter les femmes et les hommes qui fouillent, qui cherchent, qui veulent expliquer, qui veulent montrer et qui veulent dire ce que le Liban doit continuer de dire dans cette région et pour le monde, qui est, au fond, une possibilité de vivre ensemble. C'est ce qui fait que le Liban a ce lien si unique avec la France. C'est ce qui fait que le Liban, avec sa géographie, son histoire, n'est pas simplement lié à notre pays dans l'époque moderne et par le Grand Liban et les rêves que nous y avons projetés et auxquelles vous avez répondues et par nos fantasmes réciproques. C'est simplement qu'il y a dans l'histoire de ce pays quelque chose qui correspond profondément à l'universalisme français. C'est une capacité à résister chacun dans sa culture, sa religion et ce qu'il porte, avec une volonté de vivre ensemble pour un projet national qui les réconcilie, qui ne nie rien de ces cultures, qui ne demande pas d'oublier ses religions, mais qui considère qu'il est possible de vivre non pas face à face ou l'un contre l'autre, mais ensemble dans un même projet qui est un projet de respect. C'est pour ça que le Liban est plus grand que lui-même. C'est pour ça qu'à l'heure du fracas entre les religions, à l'heure où quelques-uns voudraient nous pousser à l'escalade des guerres, à l'heure où quelques autres voudraient nous faire croire que la sécurité ne peut être assurée que par l'envahissement du voisin qui fait peur. Le Liban ne rappelle qu'une chose, la force de l'universalisme et le fait que rien ne doit prévaloir sur ce message, et la force, vous l'avez rappelé, que le droit international porte, qui est la possibilité de vivre en paix. Et c'est pourquoi la France se trouve une fois encore aux côtés du Liban, pas par fidélité, même si cela suffirait, au fond, pas par amitié profonde, cela suffirait aussi, mais parce que le combat du Liban, aujourd'hui, est juste. C'est se battre contre tous ceux qui menacent sa sécurité ou celle des voisins. Et personne ici ne justifie les attaques et les mouvements terroristes. Mais c'est ce message qui consiste à dire que le Liban seul doit gérer ses problèmes et que rien ne doit justifier qu'il vienne violer son intégrité territoriale, sa souveraineté, si ce n'est la répétition d'histoires déjà connues, il y a quelques années et qui n'ont produit aucun effet, ni même celui que ceux qui les recommencent aujourd'hui voudraient nous faire croire. Et donc, la France se tient dans la région depuis le premier jour pour dire ce message de paix, de stabilité, d'importance du droit international. Comment voudrons-nous encore nous croire, nous qui sommes membres permanents du Conseil de sécurité, comment les Européens pourraient être respectés, qui défendent l'intégrité territoriale et la souveraineté quand il s'agit de l'Europe, si on ne la défendait pas quand il s'agit du Liban ou d'ailleurs ? Il n'y a pas de double standard en droit international, ça n'existe pas. Et tous ceux qui justifient là-bas une hégémonie qu’ils nieraient ici se trompent ô combien ce que nous portons est ce même message. Celui qui croit dans l'universalisme, celui qui croit dans l'humanisme, celui qui croit dans le droit international. Le respect de la souveraineté des peuples est derrière de la dignité humaine. C'est cela, la politique que mène la France. Dans le moment que nous vivons, je veux ici redire mon soutien à vous, Monsieur le ministre, à votre gouvernement et à votre Président de la République et vous dire combien nous sommes à vos côtés. Ils ont eu des mots très forts pour rappeler le monopole de la force et des armes portant un projet. Le rôle de la France, c'est d'être à vos côtés dans ce moment. À travers ce lien et cette exposition, à travers l'aide humanitaire que nous avons apportée ces dernières semaines et que nous continuerons d'apporter pour venir en soutien, évidemment, des déplacés et de toutes les régions qui sont bousculées avec tant et tant de vos compatriotes après des années si difficiles. Et pour tout faire pour que cessent les bombes, pour tout faire pour que cesse l'opération terrestre en cours et pour que l'intégrité territoriale du Liban soit recouvrée. Et ça n'est que dans ce cadre que la paix pourra être construite et ça n'est que dans ce cadre que la sécurité de tous dans la région pourra être assurée. Aucune occupation, aucune forme de colonisation, ni ici, ni en Cisjordanie, ni ailleurs, ne saurait assurer la sécurité de qui que ce soit. Et je n'oublie pas évidemment Gaza qui a été aussi reconnu, magnifié dans ces lieux avec une exposition superbe il y a quelques mois. Et ce n'est pas parce que l'attention de partie de la communauté internationale s'est détournée que nous ne saurions ici redire évidemment l'importance de rétablir pleinement là aussi l'aide humanitaire à Gaza et surtout de poursuivre le chemin de la seule voie de la paix qui est celle de la reconnaissance politique celle qui a choisi la France et celle, je l'espère, que suivra complètement la communauté internationale. C'est pourquoi, ce soir, je suis particulièrement heureux, en vous redisant ma gratitude, Monsieur le Ministre, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, pour cette double leçon de Byblos, celle de la résistance d'une civilisation et d'un syncrétisme face à la brutalité des empires et celle de l'entêtement magnifique des femmes et des hommes qui ont rendu cette exposition possible. Soyons des entêtés des justes combats. Soyons des entêtés de la culture, du beau, de l'intelligence, du droit. Car ces combats, qui peuvent paraître désuets pour les uns, terriblement intempestifs pour les autres, sont, au fond, pas simplement les plus contemporains, mais les seuls qui comptent. Les seuls qui comptent, car, regardez, plus de 4 000 ans plus tard, ce sont bien ceux à qui, ici, nous rendons hommage. Alors, soyez fiers de les porter et comptez, en tout cas, sur la France pour être à vos côtés et sur l'amitié indéfectible qui lie la France au Liban. Vive notre amitié ! Vive la République ! Et vive la France ! 23 mars 2026 - Seul le prononcé fait foi Emmanuel MACRON Mesdames, Messieurs les ministres, Monsieur le directeur général de l'UNESCO, Mesdames, Messieurs les ambassadrices et ambassadeurs, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Monsieur le préfet de région, Madame la Présidente de l'Institut du monde arabe, Mesdames et Messieurs les mécènes et responsables du monde de la culture, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités, chers amis. Merci pour vos mots, Monsieur le ministre. Permettez-moi, avant d'entrer dans le vif du sujet, deux mots en cette journée. Le premier, je m'exprime devant vous, et ce matin a été annoncé la disparition d'un ancien Premier ministre de notre pays, Monsieur Lionel Jospin, et je veux avant toute chose dire ici l'émotion, le respect de la nation toute entière et dire qu'un hommage national lui sera rendu jeudi. Et je suis très heureux, malgré ces mots que je viens d'avoir et la tristesse qui entoure ce moment, je suis très heureux de vous retrouver ici, à l'Institut du monde arabe, pour ce moment singulier. Très heureux de vous retrouver parce que j'aime ce lieu, y retrouver beaucoup de visages amis et parce que c'est la première fois que j'y retourne depuis que vous êtes Présidente. Et donc je suis heureux de vous retrouver ici, après avoir eu la chance de vous avoir à mes côtés, Madame la Présidente, et je suis sûr que vous ferez bien dans cette place. Et je veux ici saluer votre travail, celui de toutes vos équipes, et avec vous, du Conseil d'administration, des ambassadrices, des ambassadeurs qui vous accompagnent, de l'ensemble des équipes de l'Institut du Monde Arabe, et je veux ici vous dire vraiment ma confiance et notre soutien, et je sais que les ministres aussi accompagnent ce mouvement. Et puis, je veux avoir un mot pour votre prédécesseur, Jack Lang, qui a beaucoup fait pour cette exposition et qui, pendant toutes ces années, a beaucoup fait pour l'Institut du Monde Arabe. Et je pense qu'il est juste qu’un hommage lui soit rendu pour son engagement à la tête de cet institut. Alors, être parmi vous aujourd'hui, c'est d'abord une marque d'estime, de respect, d'amitié, pour féliciter celles et ceux qui ont rendu possible cette exposition. Évidemment, l'Institut du monde arabe, le musée du Louvre, les services du Quai d'Orsay, l'ensemble des partenaires, cher Ghassane, le ministère de la Culture, la DGA, l'ensemble des équipes, évidemment, de votre ministère, du site de Byblos, et l'ensemble des équipes qui ont contribué. Et puis, évidemment, les fondations, les mécènes, institutions et particuliers qui ont accompagné ce chemin et permis cette exposition absolument magnifique au sein de laquelle nous venons de cheminer. C'est aussi dire combien la France, à travers l'IMA, à travers les services du Quai d'Orsay comme du ministère de la Culture, veut continuer d'être impliquée aux côtés du Liban. En effet, nous avons pris des décisions et des investissements ont encore été confirmés dans ce contexte, tout particulièrement pour poursuivre ce travail, pour sauver le patrimoine, pour continuer d'accompagner nos chercheurs, vos chercheurs, les coopérations scientifiques et muséographiques exceptionnelles qui unissent nos deux pays et permettent à ces civilisations, à nos histoires de continuer non seulement d'être découvertes, comprises, de prospérer, je veux dire que nous faisons ce travail en complicité, évidemment, avec votre ministère, avec tout ce qui est fait par, également, l'UNESCO, que j'ai cité tout à l'heure, l'œuvre d'Orient et, au fond, cette géographie si singulière qui nous lie dans la région et qui permet, depuis tant d'années, à la France d'y exercer ce rôle, oui, si singulier qui est le nôtre, quand on parle de la culture et quand on parle de votre pays. Monsieur le ministre, cher Ghassane, vous venez de le dire à l'instant en parlant, en quelque sorte, de la leçon de Byblos. Et pour toutes celles et ceux qui vont, dans quelques minutes, avoir la chance de découvrir cette exposition, elle dit beaucoup, presque de manière métaphorique, de ce qu'est le destin du Liban dans cette région, devoir résister face aux empires. Face à la brutalité des empires, résister par l'innovation, par la culture, par la capacité à inventer, à transmettre, par un syncrétisme remarquable. Vous me montriez tout à l'heure, en cheminant entre les pièces, comment, d'une face à l'autre d'une même sculpture, on peut trouver du phénicien et de l'égyptien. C'est le destin tout entier du Liban qui est rappelé, au fond, dans ce chemin, et celui de résister à la destruction des empires en sachant se montrer indispensable, car, au fond, plus intelligent, en y apportant un visage, celui qui n'est pas la brutalité des empires, mais la force des civilisations. C’est ça, ce qui nous lie. Mais la deuxième leçon de Byblos, c'est celle que vous avez démontrée par cette exposition, celle qui consiste à résister, celle qui consiste, alors que l'exposition était prévue en 2024 et que la guerre, déjà, faisait que le Sud était occupé et que le Liban était, une fois encore, sous occupation et sous les bombes, a été repoussé. Celle qui a fait que, malgré tout cela, vous avez tenu et que l'exposition se tient. Le fait de tenir cette exposition, ce que les équipes ont réussi à faire au Liban, en France, avec les partenaires français que j'évoquais tout à l'heure, plusieurs de vos partenaires européens aussi, dit quelque chose du destin du Liban, du Liban contemporain et de ce qui nous lie. C'est que rien ne peut résister à la culture. Alors oui, il y a des pièces qui manquent et elles sont dites par la lucidité que vous évoquez à l'instant où le manque est figuré. Mais elle dit que rien ne peut arrêter les femmes et les hommes qui fouillent, qui cherchent, qui veulent expliquer, qui veulent montrer et qui veulent dire ce que le Liban doit continuer de dire dans cette région et pour le monde, qui est, au fond, une possibilité de vivre ensemble. C'est ce qui fait que le Liban a ce lien si unique avec la France. C'est ce qui fait que le Liban, avec sa géographie, son histoire, n'est pas simplement lié à notre pays dans l'époque moderne et par le Grand Liban et les rêves que nous y avons projetés et auxquelles vous avez répondues et par nos fantasmes réciproques. C'est simplement qu'il y a dans l'histoire de ce pays quelque chose qui correspond profondément à l'universalisme français. C'est une capacité à résister chacun dans sa culture, sa religion et ce qu'il porte, avec une volonté de vivre ensemble pour un projet national qui les réconcilie, qui ne nie rien de ces cultures, qui ne demande pas d'oublier ses religions, mais qui considère qu'il est possible de vivre non pas face à face ou l'un contre l'autre, mais ensemble dans un même projet qui est un projet de respect. C'est pour ça que le Liban est plus grand que lui-même. C'est pour ça qu'à l'heure du fracas entre les religions, à l'heure où quelques-uns voudraient nous pousser à l'escalade des guerres, à l'heure où quelques autres voudraient nous faire croire que la sécurité ne peut être assurée que par l'envahissement du voisin qui fait peur. Le Liban ne rappelle qu'une chose, la force de l'universalisme et le fait que rien ne doit prévaloir sur ce message, et la force, vous l'avez rappelé, que le droit international porte, qui est la possibilité de vivre en paix. Et c'est pourquoi la France se trouve une fois encore aux côtés du Liban, pas par fidélité, même si cela suffirait, au fond, pas par amitié profonde, cela suffirait aussi, mais parce que le combat du Liban, aujourd'hui, est juste. C'est se battre contre tous ceux qui menacent sa sécurité ou celle des voisins. Et personne ici ne justifie les attaques et les mouvements terroristes. Mais c'est ce message qui consiste à dire que le Liban seul doit gérer ses problèmes et que rien ne doit justifier qu'il vienne violer son intégrité territoriale, sa souveraineté, si ce n'est la répétition d'histoires déjà connues, il y a quelques années et qui n'ont produit aucun effet, ni même celui que ceux qui les recommencent aujourd'hui voudraient nous faire croire. Et donc, la France se tient dans la région depuis le premier jour pour dire ce message de paix, de stabilité, d'importance du droit international. Comment voudrons-nous encore nous croire, nous qui sommes membres permanents du Conseil de sécurité, comment les Européens pourraient être respectés, qui défendent l'intégrité territoriale et la souveraineté quand il s'agit de l'Europe, si on ne la défendait pas quand il s'agit du Liban ou d'ailleurs ? Il n'y a pas de double standard en droit international, ça n'existe pas. Et tous ceux qui justifient là-bas une hégémonie qu’ils nieraient ici se trompent ô combien ce que nous portons est ce même message. Celui qui croit dans l'universalisme, celui qui croit dans l'humanisme, celui qui croit dans le droit international. Le respect de la souveraineté des peuples est derrière de la dignité humaine. C'est cela, la politique que mène la France. Dans le moment que nous vivons, je veux ici redire mon soutien à vous, Monsieur le ministre, à votre gouvernement et à votre Président de la République et vous dire combien nous sommes à vos côtés. Ils ont eu des mots très forts pour rappeler le monopole de la force et des armes portant un projet. Le rôle de la France, c'est d'être à vos côtés dans ce moment. À travers ce lien et cette exposition, à travers l'aide humanitaire que nous avons apportée ces dernières semaines et que nous continuerons d'apporter pour venir en soutien, évidemment, des déplacés et de toutes les régions qui sont bousculées avec tant et tant de vos compatriotes après des années si difficiles. Et pour tout faire pour que cessent les bombes, pour tout faire pour que cesse l'opération terrestre en cours et pour que l'intégrité territoriale du Liban soit recouvrée. Et ça n'est que dans ce cadre que la paix pourra être construite et ça n'est que dans ce cadre que la sécurité de tous dans la région pourra être assurée. Aucune occupation, aucune forme de colonisation, ni ici, ni en Cisjordanie, ni ailleurs, ne saurait assurer la sécurité de qui que ce soit. Et je n'oublie pas évidemment Gaza qui a été aussi reconnu, magnifié dans ces lieux avec une exposition superbe il y a quelques mois. Et ce n'est pas parce que l'attention de partie de la communauté internationale s'est détournée que nous ne saurions ici redire évidemment l'importance de rétablir pleinement là aussi l'aide humanitaire à Gaza et surtout de poursuivre le chemin de la seule voie de la paix qui est celle de la reconnaissance politique celle qui a choisi la France et celle, je l'espère, que suivra complètement la communauté internationale. C'est pourquoi, ce soir, je suis particulièrement heureux, en vous redisant ma gratitude, Monsieur le Ministre, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, pour cette double leçon de Byblos, celle de la résistance d'une civilisation et d'un syncrétisme face à la brutalité des empires et celle de l'entêtement magnifique des femmes et des hommes qui ont rendu cette exposition possible. Soyons des entêtés des justes combats. Soyons des entêtés de la culture, du beau, de l'intelligence, du droit. Car ces combats, qui peuvent paraître désuets pour les uns, terriblement intempestifs pour les autres, sont, au fond, pas simplement les plus contemporains, mais les seuls qui comptent. Les seuls qui comptent, car, regardez, plus de 4 000 ans plus tard, ce sont bien ceux à qui, ici, nous rendons hommage. Alors, soyez fiers de les porter et comptez, en tout cas, sur la France pour être à vos côtés et sur l'amitié indéfectible qui lie la France au Liban. Vive notre amitié ! Vive la République ! Et vive la France ! 28 janvier 2026 Cérémonie de remise des insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite à Monsieur Ali Akbar. 21 mars 2026 Disparition d'Isabelle Mergault. 24 février 2026 Madame Laurence des Cars a remis au Président de la République sa lettre de démission qui l’a acceptée. 11 février 2026 Compte rendu du conseil des ministres du 11 février 2026.